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Un tournant pour l'année universitaire PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Michel heinrich   
Mercredi, 13 Mai 2009 17:30

Nous sommes aujourd'hui à  un tournant de l'année universitaire. Si dans la majorité des 83 universités françaises, les étudiants ont repris les cours, et préparent désormais leurs examens, dans une dizaine d'entre elles, certains ne savent pas encore à  quelles dates ces examens se tiendront. Et dans une poignée d'universités, les blocages et les violences persistent, et on entend aujourd'hui ici et là  des propos irresponsables, que nous condamnons vigoureusement.

Nous n'acceptons pas d'entendre certaines voix s'élever pour demander des semestres blancs. Dans nos circonscriptions, nous rencontrons quotidiennement des familles et des jeunes, qui ont investi beaucoup, et notamment financièrement, dans l'année universitaire.

Comment leur expliquer que ces sacrifices n'auraient servi à  rien? Comment leur expliquer que s'il en était ainsi, leurs diplà´mes auraient une valeur bien moindre demain sur le marché du travail?

Demander la neutralisation du semestre ou envisager la non-tenue des examens est absolument inacceptable. C'est insulter les familles, bafouer le principe même d'égalité républicaine. C'est porter gravement atteinte à  l'image de l'Université française, remettre en cause durablement son attractivité et son rayonnement auprès des étudiants, des chercheurs, des professeurs mais aussi des universités à  l'étranger.

L'heure est aujourd'hui à  la mobilisation nationale pour sauver l'année universitaire, pour sauver l'avenir de nos étudiants, pour sauver l'Université française.Le Gouvernement a apporté des réponses claires et concrètes aux préoccupations qui se sont exprimées, sur le statut des enseignants-chercheurs, et aujourd'hui encore, sur la formation des maîtres.

Valérie Pécresse s'est engagée à  accompagner les universités et les étudiants pour que personne ne soit victime des réaménagements nécessaires au bon déroulement des rattrapages de cours et des nouveaux calendriers d'examens.

Et face à  cela, que fait la gauche? Absolument rien. Jamais, depuis 15 semaines, elle n'a appelé à  l'arrêt des violences, à  la reprise des cours. Son silence assourdissant face à  la radicaJisation du mouvement est aujourd'hui malsain: cautionne-t-e.lle les actes de violences et de blocages de quelques-uns ce matin encore à  Saint-Etienne? Est-elle partisane de la dévalorisation des diplà´mes ?

Nous appelons chacun à  faire désormais face à  ses responsabilités. Ceux qui restent silencieux seront comptables devant les Français qui sont aujourd'hui inquiets pour l'avenir de leurs enfants.